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J’me souviens de l’odeur de la chaire calcinée et des hurlements.

J’me souviens de la chaleur de ma propre pisse le long de ma jambe, quand j’ai compris que j’allais y passer. 

J’me souviens avoir demandé à ce qu’on me bute plutôt que de me réveiller tous les matins avec cette gueule là. L’odeur des pansements dégueulasses et la cagoule que j’ai porté pour maintenir les greffes de peaux.

J’m’en suis sorti.

Le croque mitaine à pas dit son dernier mot.

Vous auriez dû me buter quand vous aviez le dessus.

Trop tard les enfants. Le monstre est là. 

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